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HISTOIRE DE VIE

Sylvie est dans sa voiture et roule sur un parking de grande surface. Elle est un peu dans la lune et pile juste devant un passage piéton sur lequel est en train de marcher une famille avec deux caddies qui se dirige vers l’hypermarché.

La femme près d’un des chariots, toute habillée de noir, se retourne vers Sylvie et fait des grands gestes pour lui signifier qu’elle aurait pu faire plus attention.

Sylvie se sent agressée par cette violence et cette virulence. Elle lève les bras pour spécifier à la dame en colère qu’elle a compris et qu’elle est désolée.

Des émotions d’énervement montent en Sylvie.

Elle se dit qu’il ne s’est rien passé de grave et que la leçon est suffisante. Il n’est point besoin d’épiloguer.

Les personnes traversent, Sylvie démarre et va jusqu’à une place de parking. Elle se dit que comme la femme en noir est entrée dans le magasin et que Sylvie y va aussi, si jamais elle devait la rencontrer, elle irait jusqu’au bout de ce qu’il y aurait à vivre sans comprendre réellement le sens d’une telle phrase.

Sylvie vaque dans les rayons du magasin et oh surprise, elle croise la dame en noir. Cette dernière est au téléphone et avance pendant que la personne qui l’accompagne pousse le chariot.

Sylvie se tourne vers la femme, lui fait signe et la prie de bien vouloir accepter ses excuses pour le souci de voiture. La femme, énervée, répond à Sylvie : « Moi je m’en fiche, c’est pour les enfants qui étaient derrière ! » et elle repart très énervée.

Sylvie sourit intérieurement : « Merci Seigneur de m’avoir permis d’aller jusqu'au bout de cet incident ». Sylvie comprend que cette femme avait besoin d’une étincelle pour développer une colère qui était en elle pour certainement un tas d’autres raisons.

Cette situation a déclenché sa colère, son énervement et comme Sylvie venait vers elle en paix, c’était insupportable pour elle. Elle a lancé une culpabilisation en parlant des enfants qui n’avaient jamais été vraiment en danger.

Sylvie est heureuse d’avoir accompli cette « mission » et regarde en elle-même ce que cela touche. Les émotions sont montées en elle comme d’habitude mais elle ne les a pas laissées la dominer. En allant vers cette femme, elle a choisi la paix et l’amour des gens.

Elle s’est sentie emplie d’une grande force et a pris conscience qu’il existe un moment, juste un instant où chacun peut décider, du chemin qu’il veut prendre : l’impatience et la colère ou la compréhension et la paix !

Cette fraction d’intemporalité, d’éternité, reliées à la conscience et l’impensable se réalise dans la justesse de l’instant. Fasse que Sylvie trouve chacun de ces instants pour continuer d’évoluer !

Sylve  ©copyright