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  • Au fil de l'eau
La barque des mots vogue au fil de l'eau
Elle développe le cours des pensées philo
A contre courant, c'est contre nature
Laissons la flotter jusqu'à l'embouchure.
Galère ou croisière, en philosophant
Elle atteindra bien un jour l'océan,
Tenir compte du temps, devenir patient
Se laisser surprendre par les coups de vent.
De la source à l'océan, le fleuve a dessiné son lit,
Ses nombreux méandres tracent un chemin de vie,
Son eau vive et transparente, parfois, devient eau croupie
Qui, grâce à son énergie, très vite retrouve son débit.
Adelle ©copyright
  • Régates
Jour J, la foule s'agite sous les drapeaux 
C'est aujourd'hui la course des mots
Comme chaque année, à ne pas manquer
Le peloton des grandes idées.
Sous les applaudissements et les bravos
S'échauffent les plumes et les stylos,
Quelques tours sur le papier
Pour reconnaître le cahier.

Coup de sifflet, les mots vont se bousculer
Affûtées, les pointes vont se délier
De page en page, jusqu'à la ligne d'arrivée
C'est la course de la grammaire enchantée.

96 pages à parcourir et des lignes à franchir
Jeux de mots à rire, il faut écrire…
Signal final, attention la bousculade
Du prix littéraire, ce sont les olympiades.
Adelle ©copyright
  • C'est l'automne avant l'heure
Tu t'en vas, ça fait peur
Le vent souffle, les feuilles tombent
Ton départ est une bombe.
Elle explose en plein cœur, nous inflige sa douleur
Diffuse avec ardeur une vie sans couleur
Il n'y a plus de saison, tu as quitté la maison
L'hiver et ses frissons…le froid aura raison
 
 
Tu es parti trop tôt, mais voilà un sursaut
Tu nous laisses ton souvenir pour nous faire réagir
Le printemps, les bourgeons, nouvelle floraison
A chacun sa saison, c'est une belle leçon.

Adelle ©copyright
  • Depuis bientôt neuf mois,  tu travailles en silence
Voici le temps venu de changer d'existence,
Comme un abricot mûr en période de vacances
Voici poindre  le jour d'une bien belle naissance.
En ce printemps  où la nature est dense
Nous t'avons donné le prénom de Clémence
Il t'aidera sur le chemin de l'enfance
Et pour ta vie sera porteur de sens.

Après l'enfance viendra l'adolescence
Nouvelle saison, transformation immense
Comme une abeille qui butine  les essences
C'est une phase d'errance pleine de désirs intenses.
Toute naissance est symbole de souffrance
Et le chemin jalonné de nombreuses expériences, Éclosions à vivre en toute intelligence,
Le nouveau paysage sera de charme et d'élégance
Adelle ©copyright

Différent
Tu es né différent
Je m'en veux tellement
Avec un bras seulement
Tu vis tout autrement.
Tu es vif et intelligent
Tu apprends vite vraiment,
Mais tu es différent
Et je m'en veux tellement.
Tu deviens vite quelqu'un d'indépendant
Car tu as, sans nul doute, un fort tempérament,
Mais ce qui te fait mal tout le temps
C'est de n'être pas comme les autres enfants.
Te voilà à 15 ans, un bel adolescent
Tu évites les regards menaçants,
Tu ne supportes pas les propos humiliants
Car tu te sens vraiment bien trop différent.
Alors tu t'enfermes et te mens
Sorties et loisirs refusant
Tu souffres cruellement
De ton propre isolement.
Tu es né différent,
Et je m'en veux tellement…
Adelle ©copyright
  • Le temps passe, encore une nouvelle lune…
Les saisons se succèdent, différente chacune
J'apprends et change mes habitudes,
Bousculent et tombent mes certitudes…
Si je cherche le chemin de la Vérité
Je dois croire en mes capacités
Ignorer tous les conseils dictés
Accepter mes particularités.
Grâce à la lune, la nuit est claire
Et mes idées flottent dans l'air
Elles brillent et scintillent de lumière
Je n'ai plus qu'à me laisser faire…
Adelle ©copyright
  • Le vent souffle sur les haubans,
Une mouette prend son élan
Elle emporte nos secrets d'enfants
A destination d'autres continents.
Par delà l'immense océan
Un inconnu surveille le temps
Sur sa barque bercée par le vent
Un jeune enfant, des secrets, attend.
 Les histoires soufflées par le vent 
Ont des goûts toujours différents 
Epicées des parfums du temps
Elles ne manquent jamais de piment.
 Le vent gomme tous les espace-temps
Il souffle et fixe chaque instant présent
Les histoires, comme au firmament,
Brillent d'un bel éclat de diamant.
Adelle ©copyright
  • Hommage à la pluie,
Goutte d'Or, goutte d'eau
Tu ruisselles sur le carreau
Goutte d'eau, goutte d'or
Tu m'invites au dehors 
Sous la pluie, de tout mon être 
Je fais corps, je cherche à renaître.
Le ciel est noir du chagrin des nuages
Tes gouttes, par enchantement, soulagent.
Goutte d'Or, goutte d'eau,
Tu glisses sur ma peau,
Goutte d'eau, Goutte d'Or
Tu pénètres mes pores. 
La nature desséchée a besoin de ton eau,
Du ciel, soleil et pluie sont les plus beaux cadeaux. 
Tu murmures tes secrets comme une poésie,
Sous la pluie mon visage s'épanouit et je ris.
Adelle ©copyright
  • Femmes
J'aime les femmes douces et discrètes
Certaines resteront toujours secrètes
Enigmatiques, parfumées de mystère
Je ferai confiance à la Terre.
Parfois fragiles, elles battent de l'aile
Vivantes, elles n'en sont que plus belles
Leurs multiples visages rient de complicité
Que certains traduiront de profonde complexité.
Mais si vous percez le cœur d'une femme
Elle dévoilera le secret de son âme
Ouverte, elle déploiera tous ses charmes
De son plus beau sourire jusqu'aux larmes.
Adelle ©copyright
  • Deux mondes,
Il y a ceux en santé qui détiennent toutes les vérités
Et les fragilisés qui n'ont plus toutes leurs facultés.
Les premiers pourvus de toute capacité semblent dénués de sensibilité
Les derniers souvent infantilisés, fonctionnent à l'émotivité.
Les premiers, bien chaussées, empruntent les routes goudronnées
Les seconds, va nus pieds, préfèrent les sentiers des douaniers.
Les biens nommés suivent le chemin indiqué, itinéraire quadrillé
Les seconds découvrent d'autres voies, leurs pieds souvent écorchés.
Les forts, les équilibrés, ci-dessus bien nommés, de lucidité sont  amputés
Les autres catalogués d'atypiques, deviennent des êtres passionnés.
De son piédestal, le commun des mortels, juge le chemin de l'égaré
Fatigué d'être culpabilisé, le blessé de l'âme s'éteint ou devient étranger. 
Adelle ©copyright
  • Déploiement
  • Dans l'air du temps
  • Bel oiseau,
Je regarde le ciel, où es-tu  bel oiseau ?
je t'aperçois, tu tournoies tout là-haut.
Tu es libre comme l'air, et si beau,
Tu ne veux plus toucher terre depuis cette marée noire
je ne te vois plus sur terre à mon grand désespoir,
le suis triste de ton départ, tu peux me croire.
Je me souviens de ton aile engluée, ton plumage abîmé,
ta liberté bafouée, ton œil apeuré, j'en ai longtemps pleuré,
le monde a du mal à changer et je suis dégoûtée.
Ne m'oublie pas, la vision de tes ailes retrouvées,
me permet de rêver à un monde ignoré,
d'aspirer à une liberté emplie de grande beauté.
A cette Terre des hommes, tu préfères ton ciel étoilé,
la mer aussi a ses étoiles et la terre ses fleurs colorées,
reviens au sol, apprends moi à voler…
Adelle ©copyright
  • Astres, abîmes, soleil, cercles, ronds
L'Univers  ne tourne pas toujours très rond
A quoi ça sert dans le fond ?
Pourquoi toujours  être dans le ton ?
orange , noir ou marron....
Rose bonbon, jaune citron,
Adelle ©copyright
  • J'aurais  mille choses à te dire que je ne peux écrire
J'ai peur  qu'elles te  fassent  rire ou même  juste sourire
C'est pourtant  sans doute à toi que je confierais mes secrets
Timidement dans le  creux de l'oreille, je te les murmurerais.
Je ne peux, ni ne veux imaginer ta  réaction
Simplement espère et compte sur ta compréhension
Confidences dévoilées, amitié renforcée
Plus besoin de parler, sentiments  devinés. 
Adelle ©copyright

Insomnie  de saisons

Nuit noire d’automne, je  cherche le sommeil

Impatiente, je m’étonne de cet état de veille.

Nuit blanche, mes idées sont teintées de la couleur hiver

Plus tard je les enfouirai afin qu’elles germent en terre.

Nuit de rêve,  les cerisiers apparaissent tous en fleurs

Déploiement du printemps, c’est l’ouverture des  cœurs.

Nuit d’été, chaude, après le jour ensoleillé

Se reposer, se nourrir de tous les rayons dorés.

Jour, nuit, c’est le cycle du temps,  des saisons,

Accepter le  changement, la nature  a raison.